Loi Fin de Vie: l’Aide à Mourir

Loi sur l’aide à mourir en étude : le médecin écarté, l’infirmier aux manettes… jusqu’où banalise-t-on l’injection létale ?
“Après l’injection, impossible de savoir si la souffrance a cessé.”
Plusieurs malades, aidants et soignants ont manifesté en France contre ce texte, et des appels à d’autres manifestions sont attendus notamment le 28 juin à Paris et dans d’autres villes de France, sachant que la loi est encore en discussion à l’Assemblée nationale.

Une souffrance subjective, donc impossible à mesurer objectivement, peut-elle justifier un acte irréversible, quand le serment d’Hippocrate « Je ne remettrai à personne du poison qui lui serait demandé, ni ne prendrai l’initiative d’une pareille suggestion » se trouve ébranlé ?

Et pour ceux qui croient et ceux qui ne croient pas, la mort reste un mystère que nous n’avons pas fini d’interroger.
“La vie est une chose qui nous est prêtée, dont nous ne pouvons pas disposer avant la date convenue.” Sénèque
“Le libre arbitre existe-t-il vraiment quand on est malade, épuisé, dépendant ?”
Au-delà des religions, une question demeure : la vie nous appartient-elle au point de décider de sa fin ?
Et si ce texte de ce projet de loi ouvrait une boîte de Pandore, que laisserons-nous entrer ? Et vous qu’en pensez-vous?

Serment d’Hippocrate (texte original)
“Je jure par Apollon médecin, par Asclépios, par Hygie et Panacée, par tous les dieux et toutes les déesses, les prenant à témoin, de remplir, selon ma capacité et mon jugement, ce serment et ce contrat; de considérer d’abord mon maître en cet art à l’égal de mes propres parents; de mettre à sa disposition des subsides et, s’il est dans le besoin, de lui transmettre une part de mes biens; de considérer sa descendance à l’égal de mes frères, et de leur enseigner cet art, s’ils désirent l’apprendre, sans salaire ni contrat; de transmettre, les préceptes, des leçons orales et le reste de l’enseignement à mes fils, à ceux de mon maître, et aux disciples liés par un contrat et un serment, suivant la loi médicale, mais à nul autre.
J’utiliserai le régime pour l’utilité des malades, suivant mon pouvoir et mon jugement; mais si c’est pour leur perte ou pour une injustice à leur égard, je jure d’y faire obstacle. Je ne remettrai à personne une drogue mortelle si on me la demande, ni ne prendrai l’initiative d’une telle suggestion. De même, je ne remettrai pas non plus à une femme un pessaire abortif. C’est dans la pureté et la piété que je passerai ma vie et exercerai mon art. Je n’inciserai pas non plus les malades atteints de lithiase, mais je laisserai cela aux hommes spécialistes de cette intervention. Dans toutes les maisons où je dois entrer, je pénétrerai pour l’utilité des malades, me tenant à l’écart de toute injustice volontaire, de tout acte corrupteur en général, et en particulier des relations amoureuses avec les femmes ou les hommes, libres ou esclaves. Tout ce que je verrai ou entendrai au cours du traitement, ou même en dehors du traitement, concernant la vie des gens, si cela ne doit jamais être répété au-dehors, je le tairai, considérant que de telles choses sont secrètes.
Eh bien donc, si j’exécute ce serment et ne l’enfreins pas, qu’il me soit donné de jouir de ma vie et de mon art, honoré de tous les hommes pour l’éternité. En revanche, si je le viole et que je me parjure, que ce soit le contraire.”
By L.V Reporter /Contributeur CC
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Source TraductionJ. Jouanna, Hippocrate, Paris, Librairie Arthème Fayard, 1992, annexe I. (Portrait d’Hippocrate de Cos, Paris – Bibliothèque nationale, manuscrit grec 2144, f° 10 v°, XIVe siècle)











































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