Fin de vie : et si l’Ethique commençait par aider à vivre mieux, plutôt que par aider à mourir ?
Fin de vie : et si l’Ethique commençait par aider à vivre mieux, plutôt que par aider à mourir ?

Le débat sur la fin de vie traverse aujourd’hui la société avec une intensité rare. Il ne s’agit pas seulement de législation ou de médecine, mais d’une interrogation profonde sur notre rapport à la souffrance, à la dignité et à la valeur de la vie humaine.
La fin de vie a aussi un aspect peu abordé dans la société: une réalité financière. En effet, une hospitalisation en soins palliatifs est estimée entre 440 et 1 300 € par jour, tandis que celle d’un patient en soins intensifs pourrait atteindre 3 000 à 5 000 € par jour. L’un des médicaments le plus utilisé dans le cadre de la sédation profonde, le Midazolam, coûtant environ quelques euros, aurait pour objectif d’atténuer l’angoisse et la souffrance.
Toutefois, les experts médicaux reconnaissent une limite fondamentale à ces médicaments : l’expérience subjective de la douleur et de la conscience ne peut être scientifiquement garantie ni mesurée avec certitude, ce qui impose prudence et humilité dans la pratique clinique.
Mais réduire ce débat à une question de coûts serait une erreur. Ce qui est en jeu dépasse les chiffres : c’est la place que notre société accorde à la fragilité de la vie.
L’euthanasie et l’aide active à mourir soulèvent des conséquences lourdes et irréversibles. L’être humain est complexe, parfois contradictoire. Une personne en grande vulnérabilité peut exprimer le désir de mourir, puis vouloir vivre quelques instants plus tard. La loi peut-elle figer une décision là où l’esprit humain reste mouvant, fragile et profondément influencé par la souffrance, la peur ou la solitude par exemple ?

Nous allons tous mourir naturellement, la question n’est donc pas seulement comment, mais pourquoi chercher à “partir” plus vite ?
Dans une société où des souffrances essentielles telles que douleurs physiques, psychologiques restent prises en charge, mais pas encore suffisamment, l’isolement social, la détresse psychologique, la perte de sens, l’échec personnel, la maladie peuvent être vécus à tort comme définitif par des malades, handicapés, personnes vulnérables, et ainsi leur donner l’envie à ce moment de vouloir mourir, car souvent aucune vision alternative ne leur est alors proposée.
Une remise en question sur notre société occidentale contemporaine s’impose quand cette dernière préfère légiférer sur la question de la fin de vie plutôt que trouver des budgets pour financer les hôpitaux.
La santé, l’accompagnement, la prévention, l’écoute des plus fragiles, jeunes, adultes, seniors doivent être une priorité nationale, avec un budget renforcé pour la recherche médicale préventive, car la santé des citoyens contribue à la réussite de la nation.
Il est essentiel de rappeler des points fondamentaux et trop souvent ignorés :
Chaque personne a le droit de s’informer auprès de ses médecins, de poser des questions, de comprendre les options possibles.
Chacun a le droit de choisir sa fin de vie, y compris le choix de mourir naturellement, avec un soulagement de la douleur, sans recourir à la sédation profonde, s’il le souhaite.
Ce choix peut être exprimé légalement grâce à la directive anticipée, qui permet d’indiquer clairement ses volontés : comme refuser une sédation, privilégier le soulagement de la douleur sans perte de conscience, ou refuser certains traitements en fin de vie.
Dans certains pays comme la Belgique et le Canada, les lois ont élargi l’accès à l’aide à mourir au-delà des seules situations de fin de vie. Ces évolutions interrogent sur la protection des plus vulnérables et sur les limites de la frontière éthique entre soulager la souffrance et préserver la dignité humaine, et au delà sur les valeurs fondamentales des fondations d’une civilisation.
L’éthique médicale ne commence pas par un acte final ôtant la vie, elle commence par l’information, l’écoute, le soin et le respect de la dignité humaine de chacun, sans influence, comme il est bien indiqué dans le serment d’Hypocrate.
Pour comprendre ce sujet complexe et en constante évolution, il est essentiel de consulter les médecins, les professeurs de santé et les recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS).
Car si nous oublions ce qui fait la valeur de la vie humaine, il ne restera peut-être un jour que des intelligences artificielles pour raconter à quoi ressemblerait l’homme, préservé dans une boite à souvenirs…
By RC
Important: Consultez votre médecin traitant pour plus d’information sur ce sujet ou visiter le site de la HAS (Haute Autorité de Santé)

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