Des Cathédrales pour le Vent partie 4

Spread the love

Des Cathédrales pour le Vent, film de Jean Tensi  – partie 4

L’idée d’un documentaire sur les grandes souffleries est née en 2002 à l’Ecole Nationale Supérieure de Mécanique et d’Aérotechnique (ENSMA) de Poitiers autour de la « soufflerie Bois » et de la  soufflerie Béton » qui sont les deux moyens d’essais aérodynamiques emblématiques de l’établissement. Très rapidement, ce projet a pris une extension en direction du parc français des « Grandes
Cathédrales Pour Le Vent ».

<< Des Cathédrales Pour le Vent », film de Jean Tensi

Ce film propose une découverte des grandes souffleries françaises qui continuent d’être aujourd’hui des grands moyens d’essais privilégiés au service de l’aérodynamique. L’apparition des souffleries est associée de près à celle de l’aviation au début du vingtième siècle, la période faste de leur activité se situant après la deuxième guerre mondiale, avec la naissance de l’ONERA en 1946. C’est cette époque – qui va jusqu’à nos jours – qui est particulièrement mise en Valeur, celle des progrès prodigieux de l’aéronautique, notamment…

Les sites visites, au nombre de 12,  concernent le laboratoire aérodynamique d’Auteuil (souftlerie de Gustave Eiffel), l’ONERA, le centre de Chalais Meudon, l’IAT de St Cyr. L’ONERA centre de Lille. l’ONERA centre de Modane-Avrieux, l’ENSMA de Poitiers, l’ONERA centre de Toulouse (le CERT et le Fauga), I’ENSICA de Toulouse, le CSTB de Nantes. POLYTECH d’Orléans, le LABM de Marseille ainsi que l’ex «soufflerie Prost » à Magny-Cours. De nombreuses interviews sont incluses dans le film pour étayer les propos concernant l’utilisation des souffleries, leur inter-activité avec le calcul et les essais en vol :
Hubert Curien (ancien directeur du CNES et du CNRS et ancien ministre de la Recherche). Pierre Perrier (ancien chef du département d’aérodynamique de Dassault-Aviation). Philippe Poisson-Quinton, Marcel Pierre, Jean Délery (personnalités marquantes de l’ONERA), entre autres, font part de leurs expériences et de leurs réflexions sur la nécessité très actuelle des souffleries, alors même que les protocoles d’essais de ces dernières ont fortement évolué depuis un siècle.
A travers la construction et l’utilisation de ces grands moyens d’essais, nous avons cherché à célébrer les hommes qui oeuvrent dans les souffleries, à travers leur passion, leur savoir-faire, leur précieuse contribution: ces hommes, que nous appelons les « compagnons bâtisseurs de soufflerie » auxquels le film est dédié…

Jean Tensi

Partie 4 :

 – le quatrième volet est une réflexion sur l’utilisation des souffleries, leur évolution, leur devenir… c’est l’occasion de montrer comment s’articule, la trilogie « calculs – essais en soulflerie – essais en
vol », c’est aussi un éclairage particulier sur la période récente où l’informatique a mis en péril l’existence même des souffleries, c’est encore une prospective optimiste qui míse sur la pérennité de souffleries.

4/ Présent et avenir… espace des possibles :

Le dernier volet du film revisite les princi-paux sites en montrant l’évolution des souf-fleries avec les besoins successifs qui ont modifié leur utilisation et privilégié des spécificités pour chacun des centres :

à Modane c’est un pare unique au monde qui réunit tous les régimes d’écoulements, du subsonique à l’hypersonique;

à St Cyr c’est « S2A » qui est devenue l’emblème des souftleries pour l’aérodynamique automobile ;

à Lille, c’est le banc de vol libre, le  fameux « B20 », récemment mis en service. Les écoles d’ingénieurs, quant à elles, poursuivent l’utilisation intensive de leurs souffleries à Poitiers, Toulouse, Orléans. Le LABM de Marseille devient référence pour le sport, le CSTB de Nantes a choisi l’environnement ‘et « fait la pluie et le beau temps ! », l’entreprise ACE, à Magny-Cours, oeuvre  pour les véhicules automobiles…
Cette dernière partie fait ainsi l’état des lieux du parc des souffleries en 2005 et de leur mode d’utilisation notamment en confrontation avec les calculs et les essais en vol. Il s’agit par là même de décliner l’évolution, depuis un siècle, de la définition et de l’organisation des programmes d’essais en fonction des besoins diversifiés et des grands projets qui font l’actualité, tels l’Airbus 380 ! Il faudrait ajouter à ce descriptif le prodigieux développement de l’informatique des années 70 qui mit, pendant un temps, les souffleries en péril !

Cette évolution marque une profonde rupture avec le passé et les souffleries sont actuellement utilisées avec des moyens d’investigation foncièrement différents de ceux d’il y a cinquante ans. Pour autant, elles ont toujours un bel avenir devant elles !

Bonne découverte.

Team Coworking Channel.